Monday 26
K - Japan according to Abe Shinzô
Coord. Christian Galan
› 14:00 - 15:30 (1h30)
› salle / room 401
Description de l'atelier / Panel description
Christian Galan  1@  , Yves Cadot  2@  , Mélanie Hours  2@  , Anne-Lise Mithout  3@  
1 : Université de Toulouse-Jean jaurès  (UT2J)
INALCO, Centre détudes japonaises
2 : CEJ
Université Toulouse le Mirail - Toulouse II
3 : École des hautes études en sciences sociales  (EHESS)  -  Website
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), École des Hautes Études en Sciences Sociales [EHESS]
54, boulevard Raspail 75006 Paris -  France

Panel presentation :

Abe Shinzô's will to (re?) make Japan a "normal country" led, as we know, his different governments to take a series of measures to reaffirm Japan's position on the international stage. These measures or positions, that many have described as nationalist and/or militarist and which are actually mainly outwardly oriented, are accompanied by domestic measures and policies of the same nature turned toward the Japanese population itself. As if Abe, aware that Japanese population was not following him in his foreign policy and his determination to end the fundamental principles on which Japan was rebuilt after WWII, intended to control part of its reflection, so as to make it more able to marry his ideas and agree with his vision of Japan's future. Some of these measures are well known, as the adoption in December 2013 of the law on State secrecy, but other, less dramatic, are far less known, but any less serious as they attack the DNA of the Japanese society itself : such are, for example, policies concerning education and social welfare and cohesion. These policies will be the focus of this workshop.

 

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Résumé du panel :

La volonté d'Abe Shinzô et d'une grande partie de la droite japonaise de (re ?)faire du Japon un « pays normal » a conduit, on le sait, les différents gouvernements dirigés par celui-ci à prendre toute une série de mesures ou de positions visant à réaffirmer la position du Japon sur la scène internationale. Ces mesures ou positions, que beaucoup ont qualifié de nationalistes et/ou de militaristes et qui étaient effectivement tournées principalement vers l'extérieur, ont été accompagnée de mesures et de politiques de même nature mais vis-à-vis cette fois la population japonaise elle-même. Comme si Abe, conscient que celle-ci ne le suivait pas dans sa politique extérieure et sa volonté d'en finir avec les principes fondamentaux sur lesquels s'était reconstruit le Japon après la fin le Seconde Guerre mondiale, entendait contrôler le cadre de sa réflexion, de manière à la rendre plus à même d'épouser ses idées et sa propre vision du devenir du pays. Une de ces mesures, qui a trouvé un écho assez important dans la presse internationale, est l'adoption en décembre 2013 de la loi sur le secret d'Etat aux contours flous et au champ d'application incertain qui fait craindre à beaucoup une mise en danger de la liberté d'expression, en général, et de la liberté d'investigation des universitaires ou des journalistes, en particulier. D'autres mesures ou politiques, moins spectaculaires et moins bien connus, renforcent cependant, à un autre niveau, cette inquiétude, car ces mesures ou politiques touchent au cœur même de la société de japonaise, à son ADN si on peut dire, ou à la fabrique de celui-ci : comme par exemple concernant relevant des politiques éducatives et sociales. Ce sont ces dernières politiques qui seront au centre de cet atelier.


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